24.08.08 « A vrai dire…

24.08.08

De la diversité liturgique à l’oecuménisme: Au lieu de messes “toujours les mêmes” où on déroule le rituel sans chercher vraiment à faire de ce moment “une rencontre qui est une messe”, ne pourrait-on pas prendre plus de libertés?

Je suppose que c’est notamment la crainte pour le prêtre d’être “dénoncé”, et corrélativement l’obligation pour l’évêque de “rappeler à l’ordre” ceux qui s’écarteraient du missel romain, qui bloquent la situation.

Pourra-t-on aller un jour vraiment vers une diversité acceptée, assumée?

Je me dis que pour cela il faudrait que chacun - chaque chrétien, chaque prêtre - accepte que l’autre pense différemment, s’exprime différemment, agisse différemment, au sein de l’église; tout en respectant bien sûr l’esprit de la tradition eucharistique.

Accepter que l’autre voie les choses différemment, c’est se mettre à penser en termes de dialogue: au lieu de désapprouver ce que fait l’autre, on admet qu’il est différent, et on lui demande d’expliquer pourquoi il célèbre la liturgie comme il le fait, sans préjugé aucun; pour apprendre de lui quelque chose de nouveau.

Cela ressemble furieusement à l’oecuménisme! Qui ne peut progresser que si entre chrétiens de traditions différentes on écoute l’autre, on admet qu’il est différent et on essaie de prier ensemble et de s’aimer.

C’est aussi la relation à la vérité dont il s’agit ici. Chez les catholiques c’est de fait le Pape qui semble la définir, sous couvert de l’idée de “tradition” à laquelle on fait porter beaucoup de choses.

Peur de la liberté? Absence de confiance en Dieu?

Absence d’audace évangélique?



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