Aimer, approches (blog)

26-6-2008

Bref plan pour un enseignement biblique

Catégorie: Approfondissement, Bible — Ph.L @ 14:35 Modifier

Il est possible que je sois invité de temps à autre à faire un “enseignement” devant un groupe chrétien. J’esquisse ici ce que peut être la structure d’un tel enseignement, portant sur un passage de la Bible.
Deux parties: la première sur les aspects en quelque sorte “techniques” du texte; la deuxième plus spirituelle.

L’un des buts de la première partie est de montrer aux auditeurs comment procéder eux-mêmes quand ils étudient un texte. Il s’agit notamment:
- de regarder ce qui vient avant le passage étudié et ce qui vient après;
- de regarder quels mots sont répétés dans le passage, ou encore sont remarquables;
- de regarder quels mots ou expressions se retrouvent ailleurs dans la Bible.
- le cas échéant de regarder les différences entre le texte étudié et ses parallèles dans d’autres évangiles.

Cette étude technique peut être précédée si nécessaire par une partie concernant l’auteur du livre biblique étudié et son contexte, etc.

Ainsi par exemple l’évangile d’aujourd’hui (Matthieu 7,21 à 27 - “Jamais je ne vous ai connus”; maison sur le roc) vient à la fin du discours sur la montagne; il comprend des phrases analogues à l’épisode des vierges folles; et il peut-être l’occasion d’une réflexion sur la volonté du Père (y.c. l’agonie); ainsi que sur le “roc” (quels sont nos rocs, dans notre vie spirituelle).

28.07.08 - Une des façons de repérer des idées importantes dans un texte biblique est en quelque sorte de créer une liste de mots-clef du texte, de “tags”, comme on le fait sur un blog.

2.09.08 - Autre méthode utile: “fermer le texte” et le réécrire de mémoire: on voit vite quels mots du texte on n’avait pas bien retenus…
Il est bon naturellement de consulter les notes des diverses bibles (y.c. notamment la “Bible expliquée”), ainsi que les commentaires des ouvrages généraux. Et de comparer les diverses traductions.

Sur un sujet voisin : Un enseignement sur la Trinité.

 

23-6-2008

Se protéger pour ne pas juger

Catégorie: Approfondissement, Psychologie — Ph.L @ 17:57 Modifier

Si on juge l’autre, c’est souvent parce qu’on a peur de lui.
Il y a en fait deux sens du mot juger: car il est nécessaire d’évaluer les situations où nous nous trouvons, de les juger, ce qui inclut parfois d’évaluer aussi la ou les personnes qui y sont impliquées; et le cas échéant de faire part à d’autres de l’évaluation que l’on fait. Mais en restant dans la charité.

Un autre sens du mot juger, courant pour les chrétiens mais pratiquement absent des dictionnaires, est l’opinion critique négative portée sur une personne, en pensée ou en paroles.

Si on a une telle réaction par rapport à quelqu’un, c’est peut-être que sa façon d’être ou d’agir nous semble une menace pour nous (consciemment ou inconsciemment). Nous nous sentons agressé; nous ne savons pas comment agir ou réagir.
Car nous avons tous nos fragilités, plus ou moins grandes.

D’où la nécessité de protections, de barrières, à mettre en place ou à rétablir.
Parfois il faudra simplement, comme Thérèse de Lisieux, fuir pour éviter la situation. Parfois trouver une autre solution.

Développer en soi des protections par rapport aux autres, créer éventuellement des distances pour pouvoir garder la paix intérieure, est une tâche psychologique importante. Il s’agit de prendre soin de soi-même, de s’aimer soi-même, pour pouvoir aimer les autres.

Si donc on a envie de juger quelqu’un ou si on a peur de lui ou d’elle, il sera bon d’apprendre à se protéger; de chercher quelles barrières on pourrait placer.
Lorsque cette habitude de se protéger sera intégrée, le besoin de juger ou de critiquer s’estompera. Les peurs seront plus supportables.

Voir, sur le blog “Chemins de lecture” mon commentaire au billet de Claude Hériard.
Voir aussi, sur un thème voisin:   L’indulgence, cette vertu si rare.

 

17-6-2008

Qu’est-ce qu’un “fait”?

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 16:58 Modifier

Il m’arrive d’employer l’expression “le fait Jésus”, ou même “le fait que constitue la résurrection de Jésus”. Certains de mes interlocuteurs tiquent, considérant que l’on n’est pas ici dans le domaine des faits mais dans celui de la foi… Voyons cela de plus près.

Le “Vocabulaire de la philosophie” d’André Lalande, qui reprend les travaux de la Société française de philosophie, donne la définition suivante: “Fait: Ce qui est ou ce qui arrive, en tant qu’on le tient pour une donnée réelle de l’expérience, sur laquelle la pensée peut faire fond”.

Les mots-clefs dans cette définition sont assurément “on le tient pour” !
Tant il est vrai que la perception et les convictions jouent un rôle dans ce que l’on accepte comme étant vrai, comme ayant une existence. Ainsi dans le domaine du nazisme il y a, on le sait, des “négationnistes”.
Galilée, et sans doute aussi aussi Christophe Colomb, ont affronté des gens qui ne croyaient pas qu’ils décrivaient des faits.

Pour certains faits, il faut s’en remettre au témoignage de tiers: par exemple même si je n’ai pas vu un accident, je peux savoir qu’il a eu lieu (c’est un fait pour moi), en raison des personnes qui m’en ont parlé.
La notion de fait, ajoute le Lalande, quand on la précise, se ramène à un jugement d’affirmation sur la réalité extérieure“.

L’existence de Jésus est maintenant généralement admise. Les grandes lignes de sa vie, et son enseignement tel que décrit par le Nouveau Testament, sont généralement acceptés comme des faits.
Pour un croyant, ce qu’a été Jésus comprend aussi l’affirmation de sa divinité: avec les apôtres, les chrétiens sont convaincus que Jésus s’est bien présenté comme le Fils de Dieu. C’est donc pour eux un fait que Jésus a affirmé cela.

C’est tout cet ensemble que j’appelle le fait Jésus: un fait dont le non croyant n’accepte qu’une partie, mais qui pour moi est avéré.

Il en va de même pour la résurrection. Je crois que c’est un fait, c’est à dire qu’elle a bien eu lieu.

 

5-6-2008

Encore sur le pardon

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 8:13 Modifier

J’ai déjà écrit plusieurs textes sur le pardon: notamment en 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7.

Avec un ami qui s’interrogeait hier sur cette question, j’ai d’abord évoqué le cas de ces femmes - il y a aussi des hommes - qui ont été victimes d’abus sexuels (inceste) tout au long de leur enfance. Combien de dizaines d’années leur faudra-t-il pour atteindre une paix spirituelle suffisante pour envisager le pardon - si elles y parviennent?
Le pardon n’est pas un acte volontaire que l’on plaque sur ce que l’on ressent, en se niant soi-même.
Une spiritualité épanouie concerne l’ensemble de la personne, telle qu’elle est.

Mais, ajoute mon ami, Jésus n’a-t-il pas dit de pardonner? Certes, mais il n’a pas dit que c’était facile. Dans le discours sur la montagne (Matthieu 5) il dit aussi de tendre l’autre joue, et “à qui veut … te prendre ta tunique, laisse aussi ton manteau”. Combien de chrétiens ont atteint le point où ils pratiquent vraiment cela? C’est une sorte “d’objectif évangélique”, le but de toute une vie.

Pour atteindre ce but il faut commencer par voir clair en soi-même. Et se placer, humblement, tel qu’on est, entre les mains du Seigneur: sans culpabilité (voir “à propos du péché“); avec amour et patience.

 

13-5-2008

Un chapelet chanté?

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 14:13 Modifier

A la fin de la messe d’aujourd’hui 13 mai, fête de Notre Dame de Fatima, nous avons chanté le très beau “Je vous salue Marie” de Frère Jean-Baptiste de la Sainte Famille, dont j’ai déjà parlé dans mes “notes“. L’animateur de chant nous l’a fait reprendre une deuxième fois; puis une troisième. Eh bien, ai-je pensé, nous voilà partis pour une dizaine de chapelet! Et je me suis réjoui.

Ce serait bien en effet si le chapelet était quelquefois chanté avec cet air-là (et ces paroles-là)! Ce serait mieux que la répétition parfois lugubre de paroles marmonnées à toute allure. Peut-être y a-t-il d’ailleurs des endroits où cela se fait?

 

8-4-2008

Caravane…

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 14:50 Modifier

Un ami me signale ce texte de Georges Montaron que je trouve éclairant:

“Je vois le peuple de Dieu comme une grande caravane en marche. Au centre les pasteurs, avec leur grand bâton de berger, servent de repère. Certains sont groupés autour du pasteur, certains traînent et il faut les aider, d’autres à l’avant essaient des chemins, ouvrent des voies et s’égarent parfois un peu. Les pasteurs les rappellent, et essaient de guider la grande caravane… “

Ce texte, extrait du livre “Quoi qu’il en coûte”, décrit sans doute surtout l’église catholique; mais il peut s’appliquer avec les changements appropriés à tous les chrétiens.

N’est-il pas particulièrement important aujourd’hui d’ouvrir des chemins?
En effet, et mon ami cite à ce propos Pierre Gibert rendant compte dans “Etudes” du livre “Confession d’un cardinal”:

“Ce qui a fait jusqu’ici les apparences de l’Église va s’effondrer”…

 

1-4-2008

“Ce qu’il faut que je sache, je le sais”

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 13:38 Modifier

C’est Jésus qui parle ainsi, à la première page du nouveau livre d’Anne Rice que je viens de recevoir, “The Road to Cana” (voir ici ma présentation du premier livre de cette série “Christ the Lord”).

Jésus parle à la première personne, et j’aime beaucoup cette affirmation:
Ce qu’il faut que je sache, je le sais; et ce qu’il faut que j’apprenne, je l’apprends“.

J’y vois la meilleure réflexion que j’aie jamais lu sur la psychologie de Jésus et sur sa relation avec son Père: sur ce que Jésus sait ou ignore.
Cela veut dire aussi: “Ce que je n’ai pas besoin de savoir, je ne le sais pas!” Ce qui peut notamment s’appliquer à la passion…
Il m’est arrivé d’écrire sur la question, et j’argumentais en termes de sainteté très haute de Jésus, l’amenant à connaître et à comprendre ce que l’homme moyen ne comprend pas. “Qu’est-ce qu’un homme, écrivais-je, quand il est complètement habité par l’amour?” Et j’ajoutais: “C’est quelqu’un qui fait éclater les limites de la condition humaine”.

Anne Rice propose une approche où le Père intervient davantage: “Ce qu’il faut que je sache, je le sais”!
Je trouve cela génial.

 

6-1-2008

“Charismatique”?

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 17:30 Modifier

J’ai déjà écrit divers textes sur l’approche charismatique (voir notamment ici et ici). Mon fils François vient de m’offrir pour Noël le livre du Cardinal Congar “Je crois en l’Esprit Saint” (Cerf 1995), et j’y relève en page 442 et suivantes des remarques de Soeur Jeanne d’Arc à propos du congrès de la Pentecôte 1975 à Rome auquel elle avait participé; ci-après brefs extraits:

Lorsqu’un groupe de prière (…) est inondé de (…) dons de l’Esprit, prophéties, guérisons, oeuvres de puissance, conversions éclatantes, nous le constatons en disant: “c’est un groupe charismatique” et nous en louons le Seigneur.
Mais s’il nous arrivait de dire “Nous voulons fonder un groupe charismatique“, l’expression ne serait pas acceptable: nous donnerions l’impression de siffler le Saint-Esprit, comme si nous pouvions présumer de ses intentions et disposer de lui à notre gré; il ne nous appartient pas de décider que cette réunion sera charismatique ou non. C’est son affaire à lui seul. (…)

.. je ne suis pas sûre qu’on puisse dire, comme ce mot d’enfant qu’on a fort applaudi au Congrès: “Etre charismatique c’est être pleinement chrétien”. Attention. Il faut relire Saint Paul. Etre pleinement chrétien, cela se mesure seulement et uniquement à la plénitude de la charité.

Et cela continue ainsi, rejoignant assez largement ce que j’ai écrit dans “Choisis d’aimer”.

Je compléterai éventuellement ce texte au fur et à mesure de ma lecture du livre.

 

3-12-2007

La foi, c’est l’espérance?

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 22:07 Modifier

Je dois dire ma déception à la lecture de l’encyclique “Spe salvi”. Il y a certes des choses utiles, par exemple l’invitation aux chrétiens de faire leur autocritique. Mais pour qui a le souci d’une théologie un peu rigoureuse, les premiers paragraphes posent de vrais problèmes. “La foi est espérance” écrit le Pape. Ah ? Ce n’est pas ce que dit, par exemple, le catéchisme de l’église catholique…

En réalité l’encyclique ne traite pas de la vertu d’espérance, mais du contenu des espoirs des hommes…

Et quand je lis dans l’introduction: “Simplement parce que l’espérance existe, nous sommes rachetés”, je me demande s’il s’agit de théologie ou de réflexion spirituelle… Pourquoi pas, mais c’est, au moins, surprenant.

Il y a des passages intéressants, quoique difficiles, sur la différence entre “hypostase” et “hyparconta”, et sur “hypomone” et “hypostole”! Je vous laisse lire, mais cela me paraît clair. Ou encore sur la façon dont, notamment à partir de Francis Bacon, les hommes se sont centrés sur la raison et sur la liberté: toute l’histoire de la modernité est ainsi reparcourue; classique mais utile.

Un lecteur français doit avoir en tête que la distinction entre “espérance” et “espoir” n’existe ni en latin (”spes”) ni en allemand (”Hoffnung”), ni d’ailleurs, pour l’essentiel, en anglais (”hope”).

Au total un texte dans lequel il m’a fallu 48 heures pour dépasser la première page, tant ce qui était dit me paraissait théologiquement discutable.

Il s’y ajoute, last but not least, que la traduction française est très défectueuse: entre “mot” remplacé par “parole” (par exemple au paragraphe 9), “plus encore” par “ultérieurement” (paragraphe 8 ), et des modifications complètement inexplicables, comme à la fin du 9 à propos d’hypostole, ou encore l’ajout d’un “tous” à la première ligne, j’ai dû travailler en ayant sous les yeux trois ou quatre versions linguistiques pour essayer d’y voir clair.

L’encyclique veut traiter des espoirs des hommes.
Elle s’adresse en fait aux chrétiens. Mais je ne suis pas sûr que beaucoup la liront.

7.12 - Plusieurs des erreurs de la traduction française ont été corrigées. Reste par exemple le “ultérieurement” mentionné ci-dessus, et “illuminisme” au paragraphe 19 (pour “Lumières”)… Par contre l’édition papier qui vient de sortir les comporte encore, en tout cas Tequi (source: “Le salon beige”).

 

27-8-2007

Nuit spirituelle: comme un explorateur?

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 17:44 Modifier

On parle beaucoup ces temps-ci des lettres de Mère Teresa, qui révèlent la “nuit de la foi” qu’elle a vécue. Elle ne souhaitait pas semble-t-il que ces lettres soient publiées… La Croix leur consacre un bref article.

Il me semble d’abord que les mots et les phrases ont des sens multiples, en eux-mêmes et surtout dans le contexte très large constitué par toute une évolution spirituelle personnelle. La phrase souvent mise en exergue “Je n’ai pas la foi”… se trouve dans une lettre qu’elle écrit… à Jésus!

Emettons une hypothèse: il y a des moments dans la vie spirituelle où on vit dans une sorte de paix affective intérieure: où l’on se remet facilement entre les mains de Dieu, etc.; d’autres moments, ou les mêmes, où on se sent “assuré” de sa foi, c’est à dire que l’on pourrait assez facilement expliquer pourquoi on croit.

Et puis il y a, surtout quand on avance, des moments où on est comme un explorateur de l’Arctique, avançant avec ses chiens dans la tempête de neige. On avance, on ne peut pas imaginer faire autre chose, mais on n’a plus en soi de pensée, de sentiments, juste cette conviction qu’il faut continuer…

C’est ainsi que je vois ce chemin de sainteté.

 

16-7-2007

Memento; Nouveau monde

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 14:40 Modifier

Un seul billet pour deux notes brèves, liées à la messe à laquelle j’ai assisté ce midi:
- Pour le mémento des défunts, au lieu de dire “Souviens-toi de nos frères qui se sont endormis…”, le prêtre a dit “Souviens-toi de toutes les personnes…”. L’emploi du mot “personne” m’a frappé; j’ai pensé qu’il l’avait dit à la place de “hommes”, pour inclure les femmes. Mais cela évite aussi de limiter notre prière à nos “frères” (et soeurs) pour comprendre tous les hommes. Enfin, sous réserve qu’ensuite on ne dise pas “qui se sont endormis dans l’espérance de la résurrection”, car cela élimine un peu trop de monde… La prière eucharistique 3 est un peu mieux de ce point de vue, puisqu’elle parle des “hommes”… qui ont quitté ce monde, “et dont tu connais la droiture”.
- Tout autre chose: pendant la procession de communion un air très doux a été joué sur une cithare. Il m’a fallu un certain temps pour reconnaître dans ce qui semblait être un cantique… le début du deuxième mouvement de la Symphonie du Nouveau Monde: tout à fait un Negro Spiritual! Ce que confirment d’ailleurs les articles à ce sujet que l’on peut trouver sur le web.

 

1-7-2007

De Daniel au “microblogging”

Catégorie: Approfondissement, Bible — Ph.L @ 9:57 Modifier

En lisant le livre de Daniel dans le cadre de notre groupe Bible j’ai découvert, comme cela se produit souvent, des points qui ne sont guère mentionnés par les Bibles et que j’aimerais partager: cela rejoint ma réflexion sur des commentaires bibliques “collectifs”.

Un ami m’a donné l’idée d’expérimenter un instrument technique nouveau, “Twitter”. J’explique sur le site “Parler du web” en quoi consiste l’outil, ses avantages et ses limites.

Donc si vous voulez voir de petites réflexions sur la Bible que j’écris au long de la journée, rendez-vous sur ce site de “microblogging” ou par RSS…

Parmi les premiers billets: une proposition pour la traduction de Romains 4,3 (”lui fut compté comme une attitude juste”); des liens entre le “fils d’homme” de Daniel et des passages bibliques où Dieu chevauche les nuées. Et une intéressante note de la Bible “Parole de Vie” sur l’utilisation de l’expression “Fils de l’homme” à cette époque; mais je n’ai pas eu la place de mentionner la source…

19.11.07 - Je cesse d’utiliser Twitter. Les commentaires sur la Bible sont désormais accumulés ici.

 

24-6-2007

Eloge de la Bible “Parole de Vie”

Catégorie: Approfondissement, Bible — Ph.L @ 10:27 Modifier

La traduction de la Bible dite “Parole de Vie” (Alliance biblique universelle) s’appelait au tout début “Bible en français fondamental”. Elle a été réalisée par des traducteurs dont le but était de s’adresser à des populations ne connaissant que l’essentiel du français, et que tout mot un peu rare aurait dérouté.

Je l’avais découverte lors de la parution de ses premiers éléments: les Psaumes d’abord, que j’avais offerts à plusieurs personnes. Puis le Nouveau Testament, où les épitres de Saint Paul devenaient enfin lisibles!

Bien que simplifiée dans sa syntaxe (usage du présent et de propositions courtes), elle est très fidèle au sens du texte; plus à mon sens que la “Bible en français courant” qui me semble parfois s’écarter trop de l’original hébreu ou grec.

Ces jours-ci, comme nous travaillons en groupe biblique le livre de Daniel, j’ai réouvert cette traduction pour lire les chapitres 7 et suivants (la partie apocalyptique du livre): au moins, dans cette traduction, on comprend facilement ce qui est dit! (Reste, bien sûr, à savoir pourquoi l’auteur du livre a écrit cela, et quelle est la symbolique des images..).

A noter que cette Bible existe en deux versions: avec les livres reconnus par les seuls catholiques (livres “deutérocanoniques”), et sans ces livres.

 

15-6-2007

Accepter d’être agressé…

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 10:20 Modifier

Hier, à propos de Matthieu 5,22 (”quiconque se met en colère contre son frère en répondra…”), le prêtre dans son homélie nous a invités à voir clair dans nos colères:
“Sainte colère” dites-vous? Grattez donc un peu! En fait vous vous êtes senti agressé.

La colère est un “péché capital” nous a-t-il rappelé: qui en entraîne beaucoup d’autres; qui nous met sur une pente dangereuse.
J’ai repensé à certaines de mes colères, que je regrette. Et aussi à ma fureur contre des textes à l’argumentation déplorable, comme une ancienne encyclique de 1968… (Humanae Vitae).

C’est vrai que je me sens agressé par certains textes - encore récemment par le mauvais article d’un journaliste que je croyais de qualité: article qui met des idées fausses dans la tête des gens, et où il raisonne vraiment “comme un tambour”. :-)
Et puis il y a ce billet, relatant une récente colère…

Quand on se sent ainsi agressé, peut-on éviter la colère, et en prenant conscience de ce qui vous agresse, commencer un “travail sur soi” qui mène à une attitude plus adulte, plus chrétienne? Plus utile aussi!

D’aucuns diront qu’il faut exprimer sa colère, et non pas la refouler. Sans doute. Mais c’est encore mieux quand on peut ensuite la dépasser. Et aussi quand on cesse d’être “soupe au lait”! :-)

P.S.: Cela me rappelle un ancien texte que j’avais écrit, et où je citais Frank Herbert: “A celui qui prétend s’ériger en juge, il convient de poser la question suivante: ‘En quoi avez-vous personnellement été offensé?’ …”

 

26-5-2007

“Croyances”

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 20:29 Modifier

Une petite réflexion sur le mot “croyance”.
Je lis dans la charte d’un hôpital: “La personne hospitalisée est traitée avec égards. Ses croyances sont respectées.”

Personnellement je parle de mes “convictions” et de ma “foi”. Pas de mes “croyances”.

Le mot “croyances” employé seul a une connotation négative: cela évoque l’irrationnel, la superstition.

Pourtant j’imagine mal que le texte de l’hôpital dise “Ses convictions seront respectées”! Le mot est trop large. Il faudrait dire “convictions religieuses”.
Peut-on essayer de se battre pour ce changement de vocabulaire? Difficile! Les dictionnaires ne reconnaissent pas, pour la plupart, que le mot “croyance” est péjoratif dans beaucoup de contextes!

Une campagne d’humour peut-être? “Croyances, moi, jamais”?

Ce qui suppose que l’on soit capable de présenter la foi chrétienne autrement qu’on ne le fait traditionnellement: en montrant que tout le monde se base sur des convictions, d’une nature ou d’une autre.
Et nous ramène par exemple à mes essais en ce sens (”Vers une présentation du christianisme“).

 

9-5-2007

Qu’avez-vous quitté?

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 13:39 Modifier

Un groupe de jeunes fait une retraite dans une communauté religieuse.
Pendant son homélie le prêtre leur explique ce qu’est une retraite: quitter ce à quoi on est habitué.

Et il leur demande: “qu’avez-vous quitté?”

Le premier à lever la main répond: “le monde civilisé”…

Fou-rire des adultes.
Eh oui, on leur avait dit de venir sans téléphone ni console de jeux…

 

3-5-2007

Je suis le fils aîné!

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 14:16 Modifier

Tout le monde connaît la parabole de l’enfant prodigue, et du fils aîné qui refuse d’entrer…
Cela vient en quelque sorte de m’arriver ce midi!

La messe à laquelle je vais d’habitude avait été avancée: on m’avait prévenu qu’elle commencerait à midi moins le quart. Mais à moins vingt quand j’arrive, on en est déjà au chant du psaume! Mécontentement…
En plus la chanteuse semble se croire à l’opéra… Et l’homélie est médiocre, discutable.

C’est vers la fin de la messe, en chantant “nous sommes les membres du corps du Christ” que je me suis rendu compte que je n’étais pas entré dans la célébration. J’étais resté à la porte, refusant d’entrer…

 

Heureux sommes-nous d’être invités…

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 14:04 Modifier

Voici deux fois en quelques jours que je participe à des eucharisties présidées par notre évêque. Et j’ai remarqué la phrase qu’il dit avant la communion, à la place du classique “heureux les invités”; je cite de mémoire:

“Heureux sont les hommes, car ils sont tous invités au repas du Seigneur!
Et heureux sommes-nous d’avoir entendu cet appel, car voici l’agneau de Dieu, …”

C’est beau, cette ouverture à tous les hommes!

 

10-3-2007

Science et foi

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 22:47 Modifier

Sur le blog “Koztoujours“, principalement consacré à la réflexion politique, Je découvre une discussion approfondie et posée sur la question de la foi et de la raison (enfin, allez lire, c’est plus élaboré que cela).
C’est agréable de trouver un blog où les gens ne s’engueulent pas et se respectent!

J’ai mis sur ce site un petit commentaire, pour faire le lien avec mes réflexions “présentation du christianisme”. C’est en http://www.koztoujours.fr/?p=171#comment-6745. Je le reproduis ci-dessous (mais se reporter à l’autre blog pour le détail des échanges, fort abondants!). Voici:

—-
Bonjour amis,
J’avais découvert le blog de Koz depuis quelque temps, mais pas ce billet et la discussion qui l’accompagne, très riche, qui rejoint mes réflexions personnelles (je suis chrétien et de formation scientifique; voir le site Approches.org, et notamment la “présentation du christianisme” que j’y ai ébauchée).
Koz termine en disant: ” (..) cet espace, ce n’est pas l’irrationnel, c’est tout simplement l’extra-rationnel.
et “(..) faire seulement admettre par certains qu’il puisse y avoir un inconnu hors de la Raison, un domaine irréductible à la Raison paraît déjà d’une incroyable ambition.”
Il me semble que l’on peut prendre une approche différente, où on reste dans le cadre de la raison! En commençant comme Koz par dire qu’il y a très probablement des dimensions de l’univers que nous ne connaissons pas.
En se posant ensuite la question de l’existence *éventuelle* d’êtres “supérieurs” à l’homme. Puis en se demandant si ces êtres voudraient/pourraient communiquer avec lui: p’têtre ben qu’oui, p’têtre ben qu’non… :-)
Et quelle serait la nature de cette communication: c’est là que les chemins se séparent peut-être, selon que l’on a une définition restrictive ou large de ce qu’est la science, de ce qu’est un fait.

A suivre!

 

5-3-2007

Eros, Agapè (suite)

Catégorie: Approfondissement — Ph.L @ 10:03 Modifier

Je découvre aujourd’hui seulement le message de Carême 2007 du Pape Benoît XVI: il y reprend le thème “Eros, agapè” déjà développé dans son encyclique, dont j’ai parlé ici.

Citation:
“Le terme agapè, que l’on trouve très souvent dans le Nouveau Testament, indique l’amour désintéressé de celui qui recherche exclusivement le bien d’autrui; le mot eros, quant à lui, désigne l’amour de celui qui désire posséder ce qui lui manque et aspire à l’union avec l’aimé.”

C’est dit encore plus clairement que dans l’encyclique, et la suite du texte - consacré à la Croix! - développe à nouveau cette idée force: il y a de l’Eros en Dieu!

Fort intéressant!

 

Page suivante »

Powered by WordPress