Un poisson connaît-il le bruit du vent?
Peu de scientifiques semblent prêts à admettre que nos instruments de connaissance, nos organes sensoriels, etc. nous rendent peut-être incapables de percevoir certains aspects voire certaines dimensions de l’univers.
Chacun, scientifique ou pas, en fonction de son tempérament, a tendance à remplacer le doute, seule attitude de départ correcte, par des affirmations négatives.
A titre d’exemple, on admet maintenant que des civilisations extraterrestres existent très probablement. Mais combien de scientifiques sont prêts à admettre que peut-être l’une ou l’autre de ces civilisations sont actuellement présentes autour de nous et nous observent? Chacun remplace, ici comme ailleurs, le doute par des affirmations péremptoires: “les distances sont trop grandes”; “s’ils étaient là ils nous le diraient”!
C’est que vivre avec le doute n’est pas facile.
Texte Ph.L. du 30-06-05