Charismatique: une expérience sensorielle...

J’avais il y a longtemps lu un livre américain sur une méthode d’apprentissage des langues, qui utilisait une sorte de plongée complète dans un environnement sensoriel: images et mots au mur, chants, danses, répétition des mêmes échanges de phrases entre participants, etc. L’auteur affirmait, et je le crois volontiers, que les participants progressaient beaucoup plus vite que par n’importe quelle autre méthode.

Les journées et groupes de prière charismatiques, c’est un peu cela, pour qui est prêt à accepter ce qui s’y passe. J’ai participé à la journée de Pentecôte organisée par la Communauté du Chemin Neuf, et suis resté ensuite dans une atmosphère intérieure de louange, de sorte que j’ai eu envie le mardi d’aller au groupe de prière; et j’y retourne depuis!

Il y a louange et louange, je l’ai déjà expliqué je crois: l’approche paradoxale de Merlin Carothers ("Puissance de la louange”, voir sur le site “Choisis d’aimer") vaut à tout moment de la journée, et spécialement quand on a un problème. Il ne s’agit pas alors de prendre une guitare et de chanter, mais de se tourner dans la foi vers le Seigneur.

Mais l’approche charismatique a une puissance d’un autre type, que je me réjouis de découvrir toujours plus (même si je n’ai pas encore reçu le “baptême dans l’Esprit"). Il faut, pour pouvoir y entrer, se sentir accueilli/à l’aise dans le groupe, et j’ai déjà écrit à ce sujet.

Oui, expérience sensorielle puissante, qui va de pair pour moi avec la perception plus fréquente de signes de l’Esprit dans ma vie. Alleluia!

- J’ajoute une réflexion que me partage ma femme Catherine: de manière générale les chants que choisissent les charismatiques sont “vivants”, associent le corps. Par exemple le chant, pourtant magnifique, “Signes par milliers, traces de ta gloire” est trop “méditatif” sans doute pour être chanté dans une assemblée charismatique; alors qu’il a toute sa place dans d’autres assemblées. Complémentarité des démarches!

Le 29-05-2008 à 7:41
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L'au-delà... ; "Je ne suis pas digne"

Deux sujets différents dans ce billet, le deuxième étant cependant relié au premier.
Depuis quelque temps il m’arrive, en pensant au “Ciel actuel” si l’on peut dire, c’est à dire à ceux qui y sont actuellement, de me remémorer telle ou telle personne que j’ai connue, qui est morte, et dont je serais somme toute content qu’il ou elle m’accueille quand je mourrai. J’ai ainsi une petite liste d’anciennes relations de divers types, et je pense à eux. Parfois j’imagine que de “là haut” ils regardent, et voient où j’en suis. Psychologiquement il est intéressant de voir qui je mets dans cette liste, et qui je n’y mets pas: il faut que je me sente vraiment en paix avec cette personne que j’ai connue. Il y a bien d’autres personnes par rapport à qui je n’ai pas cette paix… Eh bien je constate cela, et pour l’instant je ne m’intéresse qu’à celles et ceux avec qui je me sens en amitié. Cela évoluera bien-sûr.

Mon deuxième sujet concerne la phrase que l’on dit à la messe avant la communion:  “Je ne suis pas digne de te recevoir”. Spontanément je n’aime pas beaucoup cette phrase, puisque je pense que Dieu nous prend comme nous sommes; et qu’il nous invite à son repas. Cela dit j’ai écrit à la fin d’un de mes textes sur le péché que si l’on rencontre quelqu’un de très bien habillé alors qu’on a les vêtements pleins de terre, on se sentira sale.
Ce midi à la messe j’ai fait un lien entre l’invitation à participer, et l’éventuelle hiérarchie de sainteté que l’on trouvera dans l’au-delà. Avec les amis dont j’ai parlé plus haut, pas de problème: si j’imagine que dans l’au-delà ils se réunissent pour prier ou réfléchir, je peux penser qu’une fois mort je me joindrai à eux sans m’en sentir indigne. Mais si des gens ayant un degré de sainteté très élevé se réunissent, je pense qu’assurément je n’oserai pas entrer dans le lieu où ils sont: je ne m’en sentirai pas digne.

Le 13-05-2008 à 11:34
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